Guía Argelia : Politique et économie

Politique
Structure étatique

L'Algérie est une république démocratique.

Le chef de l'Etat. Il est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans. Depuis la réforme constitutionnelle de 2016, le mandat présidentiel est limité à deux quinquennats. L'actuel Président de la République algérienne est Abdelazziz Bouteflika qui a été élu président de la République pour la 4e fois en avril 2014.

Le président est chef du Conseil des ministres et du Haut Conseil de sécurité. Il est également chef des armées et de la Défense nationale. C'est lui qui nomme le Premier ministre, le président du Conseil d'Etat, le secrétaire général du gouvernement, le gouverneur de la Banque d'Algérie, les magistrats, les walis (préfets).

Le Premier ministre. Le chef de l'Etat nomme le Premier ministre qui est le chef du gouvernement. Le Premier ministre soumet son programme à l'approbation de l'Assemblée populaire nationale. Le Premier ministre doit ensuite proposer son programme au Conseil de la nation. Si l'Assemblée populaire nationale rejette le programme du gouvernement, le Premier ministre doit remettre la démission de son gouvernement au président de la République qui devra donc nommer un nouveau Premier ministre. Mais si l'Assemblée populaire rejette de nouveau le programme du chef du gouvernement, elle est dissoute et de nouvelles élections législatives ont lieu dans un délai maximal de trois mois.

Le Premier ministre répartit les attributions entre les membres du gouvernement, préside le Conseil du gouvernement, veille à l'exécution des lois et règlements, signe les décrets exécutifs et veille au bon fonctionnement de l'administration publique.

Le pouvoir législatif. Le parlement algérien est bicaméral. Il se compose de l'Assemblée populaire nationale, constituée de 389 députés, et du Conseil de la nation, composé de 144 parlementaires.

Les élections législatives ont lieu tous les cinq ans, les dernières ont eu lieu en 2012 et les prochaines auront lieu en 2017. Les deux tiers du Conseil de la nation sont élus par des autorités régionales et municipales, le dernier tiers est nommé par le président de la République. Ils ont un mandat de six ans et la composition du Conseil de la nation est renouvelable par moitié tous les trois ans. Le mandat de député et de membre du Conseil de la nation n'est pas cumulable avec d'autres fonctions. L'initiative des lois appartient à la fois au chef du gouvernement et aux députés.

Partis

Conformément à la constitution, le gouvernement algérien doit oeuvrer pour la libéralisation de la vie politique et encourage la création de nouveaux partis politiques. Plus de quarante partis politiques sont actuellement en activité en Algérie mais ils ont peu d'impact sur la vie politique algérienne. Le président de la République Abdelazziz Bouteflika est étiqueté " sans parti ". Les principaux partis sont le FLN (Front de Libération Nationale), le MNR (Mouvement pour la Réforme Nationale) et le RND (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie).

Enjeux actuels

Une nouvelle Constitution votée en 2016. Le Parlement algérien a adopté une nouvelle Constitution le 7 février 2016 (499 voix, 2 contre, 16 abstentions). Cette réforme avait été initiée par le Président Bouteflika en 2011. Elle réduit le nombre de mandats présidentiels à deux, interdit aux Algériens qui ont une autre nationalité d'accéder à des hauts postes de la fonction publique, enfin la langue berbère devient une langue officielle au même titre que l'arabe.

La paupérisation dans un contexte de crise. Avec l'augmentation du prix des produits de consommation courante, notamment de la nourriture, suite à la baisse du prix du pétrole en 2015/2016, la population algérienne perd en pouvoir d'achat et les populations les plus fragiles tendent à s'appauvrir.

Jeunesse. Dans un pays où 55% des Algériens ont moins de 29 ans, la jeunesse est un réel enjeu. Si une petite frange de la jeunesse algérienne vit très aisément, accède aux grandes écoles et à des postes de cadres supérieurs, 29,9 % des 16-24 ans sont touchés par le chômage.

Alors que 40 % des diplômés de l'université sont chômeurs, le manque de perspectives, la précarité et l'instabilité du marché de l'emploi poussent de nombreux jeunes à gagner l'Europe.

Lutte antiterroriste. Si un important dispositif garantit la sécurité de la capitale et dans les grandes villes, des actes terroristes isolés ont lieu régulièrement contre les forces de l'ordre, notamment en Kabylie. Le gouvernement continue activement sa lutte contre le terrorisme et elle est plutôt très efficace avec aucun attentat majeur à déplorer depuis bien longtemps.

Économie
<p>Vue sur le Mustapha supérieur et les quartiers sud depuis l'hôtel Saint-George El Djazaïr.</p>

Vue sur le Mustapha supérieur et les quartiers sud depuis l'hôtel Saint-George El Djazaïr.

Avant 1962, l'économie algérienne était dominée par l'agriculture. Mais avec le pétrole qui fut découvert dans le Sahara en 1956, la donne a changé. Le pays pouvait compter sur d'importants revenus grâce à l'or noir, assurant une belle prospérité au pays. L'Algérie est ainsi devenue au début des années 1970 le pays le plus développé de l'Afrique.

Mais aujourd'hui, avec la baisse du prix du baril de pétrole en 2015/2016, l'Algérie qui avait essentiellement basé son économie sur les hydrocarbures fait face à quelques difficultés mais elle est bien décidée à y faire face. Pour preuve, elle a organisé une réunion informelle de l'OPEP à Alger fin septembre 2016 afin de faire repartir le prix du baril et s'oriente vers une diversification de son économie pour préparer l'après-pétrole.

Principales ressources

Les hydrocarbures. Dans le Nord du pays, les ressources naturelles, exploitées, incluent le plomb, le zinc, le cuivre et le mercure. Si la production des mines de fer au sud d'Annaba a baissé, les réserves évaluées à 3 milliards de tonnes au sud-ouest, difficiles d'accès, promettent pourtant à l'Algérie une bonne place au classement des pays producteurs. On sait également qu'il y a du manganèse, du platine, des diamants et de l'uranium dans le Hoggar, et les gisements d'or, d'étain, de tungstène et d'uranium découverts au Sahara commencent à être exploités. Les ressources en hydrocarbures de cette même région sont la principale richesse de l'Algérie. Depuis la découverte, en 1956, de pétrole à Hassi Messaoud, à une centaine de kilomètres au sud-est d'Ouargla, l'importance de l'exploitation d'hydrocarbures a considérablement augmenté dans l'économie algérienne jusqu'à représenter 97 % des recettes d'exportation, 35 % du produit intérieur brut et 60 % des recettes budgétaires.

Mais avec l'effondrement du prix du baril du pétrole en 2015, l'équilibre budgétaire de l'Algérie est menacé... L'Algérie a dû puiser dans ses réserves de change qui sont de 145 milliards à la fin 2015, soit 45 milliards de moins qu'en 2014 ! Les bases pétrolières algériennes doivent donc désormais s'adapter de toute urgence pour rester compétitives face au pétrole bon marché. Cette baisse du prix du pétrole est due à l'Arabie Saoudite qui a fait chuter le prix du baril de pétrole de 75 % en 18 mois entre 2015 et 2016 afin de concurrencer les hydrocarbures américains en plein développement mais coûteux, et à freiner les Iraniens qui sont de retour dans le business pétrolier. Une stratégie qui ne nuit pas à l'Arabie Saoudite qui dispose de 650 milliards de réserves (de quoi tenir donc) mais qui porte préjudice à la plupart des pays qui se sont acheté la paix sociale grâce au pétrole, comme le Venezuela, l'Angola, le Nigeria et bien entendu l'Algérie.

L'agriculture. Bien que l'agriculture, reine de l'économie pendant la période française, ne suffise plus à couvrir les besoins du pays, elle a de plus en plus d'importance. Elle s'élève à 35 milliards de dollars en 2014, permettant de couvrir les besoins en Algérie à hauteur de plus de 70 %.

A l'heure actuelle, le secteur agricole constitue donc désormais un levier majeur de l'économie, un potentiel secteur qui peut venir à la rescousse du pays en ces temps de crise du pétrole. Ensemble, les activités agricoles et agro-industrielles contribuent en effet au PIB de l'Algérie à hauteur de près de 10 % et, en 2014, l'agriculture a généré 2,4 millions d'emplois ce qui constituait un cinquième de la population active.

La nouvelle politique agricole, lancée en 2008, a largement aidé au développement de l'agriculture ces dernières années, avec pour conséquence une croissance annuelle de la production de 8,3 % entre 2010 et 2014, alors qu'elle n'était que de 6 % entre 2000 et 2008. Parmi les mesures clés : des tarifs préférentiels pour les emprunts d'agriculteurs producteurs et le développement des activités agricoles dans des régions peu exploitées comme les Hauts-Plateaux et le Sud notamment à travers de grands projets d'irrigation. Le gouvernement veut en effet que d'ici 2019, la surface des terres irrigables de ces régions passe de 1 136 000 hectares actuellement à plus de 2 millions d'hectares.

Industrie. L'Algérie est surtout dotée d'industries lourdes (aciérie, sidérurgie, industrie métallurgique et mécanique, raffinerie, pétrochimie, fabrique de matériaux de construction, textile, agroalimentaire, cimenterie, etc.). La part du secteur industriel dans le PIB algérien reste cependant inférieure à 5 % à cause notamment d'une baisse d'activité dans les secteurs des ISMME (Industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques et électriques).

Commerce. De 2000 à 2015, des transactions commerciales sans factures d'un montant global de 206,5 milliards de dinars, soit deux milliards d'euros ont été découvertes par le ministère du Commerce. Le secteur du commerce est donc aujourd'hui miné par la fraude en Algérie et plus d'un Algérien sur deux vit aujourd'hui de cette économie parallèle. Mais dans un pays où le taux de chômage avoisine les 10 % et où les prix des biens de consommation courante augmentent avec la baisse du prix du baril de pétrole, cette économie parallèle est souvent vue comme un mal nécessaire par la population et, malgré différentes mesures, le gouvernement a du mal à l'endiguer.

Les entreprises françaises en Algérie

Les banques comme la Société Générale ou la BNP Paribas, qui a même ouvert des agences Cetelem en plus du nombre croissant de ses agences bancaires, les entreprises agroalimentaires comme Danone ou Bel, le secteur de l'automobile avec Renault (une usine a ouvert à Oran en 2014) et Peugeot, Aventis-Sanofi, Accor, Spie, Alstom, Total, Suez... La liste des entreprises françaises qui posent le pied en Algérie s'allonge de jour en jour. Jusqu'à la RATP qui a obtenu la gestion du métro d'Alger ou l'Ecole de tourisme de Montpellier chargée de former les futurs acteurs du secteur.

A consulter : www.cciaf.org, le site de la Chambre française de commerce et d'industrie en Algérie.

Place du tourisme
Petite station balnéaire de la côte oranaise.
Petite station balnéaire de la côte oranaise.

Contrairement au Maroc et à la Tunisie qui ont fait de leur tourisme une véritable industrie, l'Algérie indépendante n'a jamais véritablement développé le secteur. Dans les années 1980, l'Algérie, consciente de son potentiel, s'est dotée d'hôtels de qualité (Pouillon) notamment sur la côte et dans le Sud du pays et a encouragé le développement des services (agences touristiques, guides) pour l'accueil de touristes étrangers. L'élan a été freiné par la gestion socialiste, le rejet des valeurs occidentales, l'importance du marché des hydrocarbures et le besoin de trouver sa propre voie économique, puis plus tard par l'insécurité générée par la menace islamiste.

Depuis le début des années 2000, l'espoir de voir revenir les touristes renaît. Si on n'ose pas totalement y croire, les hôtels sont pourtant rafraîchis, les établissement étatiques, pendant longtemps délaissés, sont en cours de rénovation, des hôtels privés de qualité ouvrent de plus en plus à Alger mais aussi dans les principales grandes villes. Le tourisme saharien demeure le fer de lance du secteur même si la promotion des agences algériennes à l'étranger reste encore difficile et les acteurs du tourisme réceptif souffrent de la situation sécuritaire au Sahel.

Depuis quelques années, le tourisme " pied-noir " fait son apparition dans le Nord du pays principalement (Alger, Oran, Constantine...). Malgré cette timide reprise, le tourisme n'occupe encore qu'une petite place dans les revenus nationaux et sa contribution dépend surtout des Algériens vivant en France revenant au pays pendant la période estivale.

Finalement, en 2015, 633 000 étrangers ont tout de même visité l'Algérie ce qui est plutôt un chiffre encourageant.

Par ailleurs, avec la perte de revenus due à la baisse du prix du pétrole, l'Algérie semble bien décidée à vraiment développer le secteur du tourisme et à préparer l'après-pétrole.

Fin septembre 2016, le ministre de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de l'Artisanat, Abdelouahab Nouri a annoncé que 1 560 projets représentant un investissement global de 747 milliards de dinars et totalisant plus de 200 000 lits supplémentaires venaient d'être adoptés à l'échelle nationale.

Fin novembre 2016, le ministre du Tourisme a annoncé que les 4 principaux circuits touristiques de l'Ahaggar, dans la région de Tamanrasset, allaient rouvrir courant 2017. Il devenait en effet urgent de relancer le tourisme dans l'Ahaggar, une activité largement sinistrée ces dernières années.

Enjeux actuels

Avec la baisse soudaine du prix du pétrole, l'économie algérienne, qui dépendait jusque-là d'une manne pétrolière qui semblait intarissable, est mise à mal. Sans être alarmiste, nous avons pu constater lors de notre voyage en Algérie que les prix avaient augmenté et que la population était inquiète.

Pour remédier au problème de la baisse du prix du baril, l'Algérie a organisé fin septembre 2016, une réunion informelle de l'OPEP. Elle a été plutôt fructueuse puisque les pays producteurs de pétrole sont parvenus à un accord sur le gel de la production à 32,5 millions de barils par jour afin de faire repartir le cours du pétrole. C'est la première fois en huit ans qu'une telle décision de réduire la production de pétrole est prise.

L' Algérie cherche par ailleurs à diversifier son économie en préparant l'après-pétrole avec notamment un investissement de 747 milliards de dinars dans le secteur du tourisme décidé fin 2016.

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