Guía Angola : Population et langues

Peuplé de 24,3 millions d'âmes, l'Angola est un pays riche en peuples, langues et cultures. La majorité de la population est composée d'Africains de langue bantoue, auxquels s'ajoutent des Blancs, des Bochimans ou Khoïsan, et des métis issus de brassages divers dont les plus récents, sino-angolais.

Aujourd'hui encore, on peut y rencontrer les premiers habitants de l'Afrique australe, les Khoïsan ou Bochimans, groupes ethnolinguistiques pré-bantous chasseurs-cueilleurs plus ou moins nomades, qui sont présents dans les trois provinces du sud, du fleuve Cunene à l'Okavango. Les Khoïsan sont particulièrement célèbres pour leur langue. En effet, ils communiquent entre eux avec des claquements.

Les Angolais se divisent en neuf autres groupes principaux, les Kikongo, Kimbundu, Tchokwe, Mbundu, Ngangela, Nanheca-Humbe, Ovambo, Herero, et Xindonga, tous bantouphones. D'après Wilhelm Bleek, linguiste allemand du XIXe siècle, " être Bantou, c'est appartenir à un groupe linguistique, et non à une ethnie ".

Les quatre groupes les plus importants sont par ordre décroissant les Ovimbundu (37 %) parlant umbundu, qui peuplent le plateau central jusqu'au littoral, les Mbundu (24 %) parlant kimbundu, de Luanda vers Malanje et l'intérieur, les Bakongo (13 %) parlant kikongo, répartis au nord du pays et dans l'exclave de Cabinda, et les Lunde-Tchokwe (5 %) à l'est, parlant tchokwe.

De tous les groupes ethnolinguistiques angolais, seuls les Mdundu, les Ovimbundu, les Nhaneka-Humbe et les Xindonga se limitent au territoire angolais. Tous les autres groupes se répartissent au-delà des frontières nationales, à la suite du découpage colonial effectué par les puissances européennes à la conférence de Berlin en 1884-1885. Ainsi les Bakongo se trouvent également en RDC et au Congo, les Lunde-Tchkowe en RDC, les Ngangela en Zambie et les Herero et les Ovambo, en Namibie.

Les premiers écrits en langue kikongo ou mbundu remontent au XVIIe siècle et sont nés de la volonté évangélisatrice des missionnaires catholiques, jésuites et capucins, portugais ou italiens, motivés notamment par la nécessité d'enseigner le catéchisme pour former des auxiliaires bilingues. La graphie latine est encore utilisée aujourd'hui pour écrire les langues locales.

Un métissage important

Les Blancs étaient environ 3 000 à la fin du XVIIe siècle. Ils sont 5 000 en 1711. Avec moins d'une femme blanche pour dix hommes blancs encore à la fin du commerce des esclaves, le métissage est important. En 1845, les métis sont près de 6 000. Il existe une prédominance des métis dans la traite. Ils servaient principalement d'intermédiaires entre les marchands et les chefs locaux. Les Blancs ne quittaient pas la côte.

Quatre siècles de présence portugaise

L'Angola se distingue de la plupart des autres pays d'Afrique subsaharienne par une longue et rare proximité avec l'ancien occupant portugais devenu colonisateur. Avant la mise en place du système colonial au XXe siècle, les quatre siècles de présence portugaise sur le littoral et les dynamiques historiques du métissage racial et culturel ont permis l'apparition à Luanda d'une élite urbaine, métissée ou mbundu, dont la culture " créole " prédominait dans le domaine social, culturel, voire politique, jusque dans les années 1920.

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